En faisant voter la loi de cohésion sociale, puis la loi sur l’égalité des chances, le Gouvernement a clairement affiché son ambition d’éradiquer le chômage et de traiter les grands problèmes sociaux qui handicapent notre société depuis plus de 20 ans.
Les premiers effets sont là puisque le taux de chômage a régulièrement baissé, toutefois il est toujours élevé par rapport à la moyenne européenne, et les jeunes restent les plus touchés avec un taux de chômage de 20%. Certains économistes vont jusqu’à diagnostiquer une « préférence française pour le chômage des jeunes », estimant que ceux-ci sont les sacrifiés de notre système économique.
Cette situation ne doit pas durer.
Si les avancées de ces dernières années sont réelles, force est de constater que la politique économique actuelle ne suffira pas :
> à rendre plus facile l’entrée des jeunes sur le marché du travail ;
> à réduire nettement la fracture sociale ;
> à favoriser la remise au travail de celles et ceux qui bénéficient de dispositifs sociaux depuis des années, parfois sans contrôle ni contrepartie ;
> à favoriser une meilleure adéquation entre l’offre et la demande d’emploi ;
> à générer des facteurs exogènes de croissance et donc de création d’emplois.
Cela nous conduit, en nous appuyant sur la réalité du terrain, à proposer les actions suivantes :
> Promouvoir les métiers issus de l’apprentissage ;
> Soutenir davantage les demandeurs d’emploi dès le début de la période de chômage ;
> Faire de l’ANPE un véritable service de placement, beaucoup plus actif qu’aujourd’hui ;
> Inciter les entreprises à participer à la remobilisation des chômeurs ;
> Mobiliser les collectivités locales contre le chômage ;
En filigrane de ces propositions se trouvent les valeurs politiques des Jeunes Actifs : une meilleure reconnaissance du travail et du mérite individuels, une action économique de l’Etat plus incitative que contraignante, une mondialisation à la fois acceptée car elle fait de nombreux «gagnants » et régulée car les « perdants » ont besoin d’être aidés et formés pour s’adapter.
DONNER SA CHANCE A L’EMPLOI : Nos propositions 1/ Offrir à chacun une activité sociale lors des périodes de chômage 2/ Faire de l’ANPE un véritable service de placement 3/ Mobiliser les collectivités locales contre le chômage 4/ Elaborer et promouvoir un label « Entreprise solidaire » 5/ Promouvoir l’image des métiers issus de l’apprentissage