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12/11/2008


Le 21 avril 2002, les trentenaires se sont massivement abstenus. Ce sont eux aussi qui ont été le plus déçus par le résultat du référendum sur le projet de Constitution européenne. Mais les Jeunes Actifs ont retrouvé aux côtés du Président de notre mouvement Nicolas SARKOZY le goût de la politique, et militent dans cette contribution en faveur d'une droite républicaine décomplexée.

Une contribution qui reflète l'esprit des Jeunes Actifs, dans la méthode qui a présidé à son élaboration tout d'abord. Conformément au souhait de Nicolas SARKOZY, nous avons souhaité impliquer l'ensemble des militants Jeunes Actifs. Avec le débat comme seule figure imposée. Un débat d'expérience et d'expertise. Un débat où s'expriment mères de famille, avocats, chefs d'entreprises, syndicalistes, artistes, fonctionnaires et hauts-fonctionnaires, chômeurs. Toutes celles et tous ceux qui feront la France d'après.

Sur le fond, les Jeunes Actifs, c'est une droite éprise de Liberté, et empreinte de Fraternité. Ils se montrent surtout sensibles aux notions de responsabilité et de justice, ce qui explique leur attachement à des questions comme la redistribution fondée sur le mérite. Ils ont tout autant conscience que la liberté d'entreprendre garantira la place de la France dans la compétition économique internationale.

A cet égard, jamais le clivage politique ne nous est apparu aussi clairement entre le projet de l'UMP et une gauche qui a dévoyé égalité et solidarité par son laxisme et un excès de protectionnisme.

Les Jeunes Actifs apportent également de nouveaux centres d’intérêts qui leur tiennent à cœur : le développement durable, le commerce équitable. Et, surtout, ils se veulent pragmatiques sur tous les sujets, las des idéologies avec lesquelles la gauche les a bercés pendant près de 20 ans.

Ce blog rassemble les propositions des Jeunes actifs telles qu'elles ont émergé à partir des contributions des militants, réunis en ateliers thématiques ou qui se sont manifestés spontanément. Cet ensemble n'est pas figé : nous continuons notre travail de synthèse afin de fournir au Président de l'UMP nos propositions pour la France d'après. Merci par avance pour les réactions, les contributions et les témoignages que vous laisserez sur le blog. Ensemble, nous ferons gagner notre candidat !


François Guéant           

Président des Jeunes Actifs de l'UMP

En faisant voter la loi de cohésion sociale, puis la loi sur l’égalité des chances, le Gouvernement a clairement affiché son ambition d’éradiquer le chômage et de traiter les grands problèmes sociaux qui handicapent notre société depuis plus de 20 ans.

Les premiers effets sont là puisque le taux de chômage a régulièrement baissé, toutefois il est toujours élevé par rapport à la moyenne européenne, et les jeunes restent les plus touchés avec un taux de chômage de 20%. Certains économistes vont jusqu’à diagnostiquer une « préférence française pour le chômage des jeunes », estimant que ceux-ci sont les sacrifiés de notre système économique.

Cette situation ne doit pas durer.

Si les avancées de ces dernières années sont réelles, force est de constater que la politique économique actuelle ne suffira pas :
> à rendre plus facile l’entrée des jeunes sur le marché du travail ;
> à réduire nettement la fracture sociale ;
> à favoriser la remise au travail de celles et ceux qui bénéficient de dispositifs sociaux depuis des années, parfois sans contrôle ni contrepartie ;
> à favoriser une meilleure adéquation entre l’offre et la demande d’emploi ;
> à générer des facteurs exogènes de croissance et donc de création d’emplois.


Cela nous conduit, en nous appuyant sur la réalité du terrain, à proposer les actions suivantes :

> Promouvoir les métiers issus de l’apprentissage ;
> Soutenir davantage les demandeurs d’emploi dès le début de la période de chômage ;
> Faire de l’ANPE un véritable service de placement, beaucoup plus actif qu’aujourd’hui ;
> Inciter les entreprises à participer à la remobilisation des chômeurs ;
> Mobiliser les collectivités locales contre le chômage ;

En filigrane de ces propositions se trouvent les valeurs politiques des Jeunes Actifs : une meilleure reconnaissance du travail et du mérite individuels, une action économique de l’Etat plus incitative que contraignante, une mondialisation à la fois acceptée car elle fait de nombreux «gagnants » et régulée car les « perdants » ont besoin d’être aidés et formés pour s’adapter.


DONNER SA CHANCE A L’EMPLOI : Nos propositions
1/ Offrir à chacun une activité sociale lors des périodes de chômage
2/ Faire de l’ANPE un véritable service de placement
3/ Mobiliser les collectivités locales contre le chômage
4/ Elaborer et promouvoir un label « Entreprise solidaire »
5/ Promouvoir l’image des métiers issus de l’apprentissage   


Diagnostic :

Le licenciement est souvent vécu par les salariés comme un traumatisme et comme une forme d’exclusion brutale de la société. Se sentant rejetés, certains retardent de plusieurs semaines leur début de recherche d’emploi.
Ensuite, l’inaction et les échecs successifs aux entretiens de recrutement créent une détresse supplémentaire qui, ressentie par les employeurs potentiels, retarde voire empêche le retour à l’emploi.

 
Réponse proposée :

Créer une continuité du lien social entre deux emplois et faire mieux respecter le fait d’être demandeur d’emploi.  

1°) Proposer une activité d’intérêt social à temps partiel de 7 à 14h/semaine, par l’intermédiaire de l’ANPE, dans les 2 semaines qui suivent la perte d’emploi.
Cette activité permettrait au demandeur d’emploi volontaire :
- de se sentir utile et intégré socialement, de retrouver une forme de dignité et de garder confiance en lui par une reconnaissance sociale ;
- de découvrir de nouvelles activités.

2°) Organiser une communication nationale pour dédramatiser la période de recherche d’emploi, qui est banalisée dans d’autres pays, et demander aux branches professionnelles de créer des règles déontologiques d’entretien de recrutement pour un meilleur respect des demandeurs d’emploi.
Exemples : répondre aux lettres de candidatures, indiquer suite à un entretien les raisons du non recrutement pour aider les candidats à s’améliorer, formaliser des engagements de remboursements des frais de déplacement, etc.


Modalités de mise en œuvre :

Impliquer les collectivités locales et le tissu associatif pour la mise à disposition de cette activité de maintien de lien social.
Ce travail serait bénévole car il vise à soutenir le demandeur d’emploi pour l’aider à une réinsertion plus rapide.
Tester cette mesure localement avant de l’étendre en cas de réussite.


Acteurs impliqués :

Ministère de l’emploi, ANPE, Chambres consulaires.


Nos valeurs politiques :

Banaliser autant que possible le fait d’être temporairement chômeur et atténuer la rupture que constitue un licenciement, pour une sortie plus rapide du chômage.


Diagnostic :

La période de chômage en France est l’une des plus élevée d’Europe avec 16 mois en moyenne. Le marché caché représente environ 80% du marché de l’emploi, ce qui explique que l’ANPE propose peu d’emplois par rapport au nombre de chômeurs. De nombreux chômeurs pensent que l’ANPE ne les aide pas suffisamment dans leur recherche d’emploi. Celle-ci est davantage un libre-service et insuffisamment un service d’accompagnement personnalisé et de « gestion des ressources humaines » du pays.


Réponse proposée :

Développer les actions proactives de l’ANPE
Au lieu d’attendre que les entreprises lui transmettent leurs offres d’emploi, l’ANPE doit avoir une action « pull » et aller chercher l’emploi dans les entreprises.

Il faut inciter les agences ANPE à devenir des services de placement en proposant la disponibilité immédiate de compétences aux entreprises comme opportunité de développement d’activité, à l'instar de ce qui peut déjà se pratiquer dans certaines Missions Locales.

Pour pénétrer le « marché caché »,  faire envoyer par l’ANPE des courriels aux DRH avec un formulaire de réponse à renseigner sur les postes à pourvoir en interne et communiquer mensuellement des newsletters pour diffuser l’information sur les dispositifs d’aides à l’embauche.

Faire signer par l’ANPE des conventions de partenariat avec les sites Internet d’offres d’emploi privés pour pouvoir afficher leurs offres sur le site de l’ANPE ou créer des liens vers les sites concernés.


Modalités de mise en œuvre :

Mieux former le personnel déjà en place. Renforcer si nécessaire les effectifs en recrutant des agents ayant déjà travaillé en entreprise et ayant connu le chômage.

Fixer aux agences locales ANPE des objectifs de contacts périodiques avec les entreprises pour identifier leurs besoins de recrutement.

Soutenir cette opération à l’aide d’opérateurs privés.


Acteurs impliqués :

Ministère de l’emploi, ANPE.


Nos valeurs politiques :

Réduire le chômage en mobilisant mieux l’agence dont c’est la vocation première, en partenariat avec les autres acteurs concernés.


Diagnostic :

Il existe un déficit d’aide de proximité de la part des mairies en matière d’emploi. Dans de nombreuses mairies,  il n’existe pas de Commission emploi et le rôle des Commissions d’Action sociale se limite aux attributions des aides sociales financières.

Le chômage est rarement un sujet à l’ordre du jour des Conseils municipaux. Pourtant, sur les communes "à taille humaine", les élus municipaux sont bien implantés localement et disposent d’un contact privilégié avec les acteurs locaux, jeunes, entreprises, etc.


Réponse proposée :

Mobiliser les mairies pour mettre en œuvre des actions concrètes :

    - d’assistance à la recherche d’emploi en relation avec les Maisons de l’Emploi et les chômeurs locaux ;
    - de prospection, par leurs propres réseaux, des entreprises pour aller vers les emplois ;
    - d’établissement de conventions de partenariat avec les chambres de commerce.

S’inspirer du dispositif existant des « élus relais » qui, en liaison avec les Missions locales, s’engagent pour l’emploi des jeunes, assurent la circulation de l’information (ascendante et descendante) et repèrent les jeunes en difficulté d’insertion au sein de leurs communes ou de leur canton.

Systématiser ce dispositif qui permet d'établir un lien fort et direct entre collectivités, acteurs de l'emploi et victimes du chômage.


Modalités de mise en œuvre :

Plan d’information aux mairies, formation du personnel, transfert et/ou recrutement de personnel.


Acteurs impliqués :

Mairies, ministère de l’emploi, chambres consulaires, préfectures.


Nos valeurs politiques :

Obtenir plus d’efficacité des actions nationales par une déclinaison opérationnelles au niveau local. Mobiliser tous les acteurs concernés par un maillage serré.


Diagnostic :

Les entreprises ne sont pas suffisamment impliquées dans la mobilisation nationale pour l’emploi et l’insertion professionnelle des jeunes. Elles contribuent peu, en amont, aux soutiens des jeunes dans leur parcours d’intégration.


Réponse proposée :

Développer le mécénat social pour l’emploi avec la création d’un label de « l’entreprise solidaire ».
Inciter les entreprises à avoir une démarche plus citoyenne en s’impliquant davantage dans l’aide à l’insertion professionnelle des jeunes. Pour cela, elles pourraient leur proposer deux actions d’accompagnement :

1/ l’entreprise désignerait au sein de son effectif, pendant une période déterminée, des personnes maîtrisant le recrutement qui seraient détachées ½ journée par mois pour parrainer des chercheurs d’emplois dans le cadre d’associations d’aides aux placements.

2/ les services du personnel réaliseraient des simulations d’entretien d’embauche suivies d’un débriefing, car lors des véritables entretiens d’embauche, les chômeurs n’ont pas de débriefing et ne sont pas aidés à comprendre pourquoi ils ne sont pas retenus. Cela contribuerait à mieux préparer les jeunes sans emploi aux entretiens de recrutement, à favoriser une meilleure confiance en eux, pour une meilleure réussite sur le marché de l’emploi.

3/ Enfin, le financement des Maisons de l’Emploi et des Missions Locales pourrait être ouvert aux entreprises avec des incitations fiscales au financement des Missions Locales à l'aide du mécénat.


Modalités de mise en œuvre :

Le Ministère de l’emploi serait chargé de créer le label « Entreprise solidaire ».
Une campagne nationale d’information serait mise en œuvre dans le cadre de la cause nationale pour l’emploi.


Acteurs impliqués :

Ministère de l’emploi, Chambres consulaires.


Nos valeurs politiques :

Sur la base du volontariat, inciter les entreprises à développer leur dimension sociale et de solidarité, à travers des solutions novatrices d’implication dans la grande cause nationale qu’est l’emploi des jeunes.


Diagnostic :

La filière de l’apprentissage est peu développée en France (350 000 apprentis) par rapport à des pays voisins (ex. Allemagne : 1 500 000 apprentis) où le chômage des jeunes est moins élevé. Cette filière est trop peu valorisée pour être attractive auprès des jeunes. L’apprentissage offre pourtant de nombreux débouchés : plus de 80% des élèves trouvent un emploi 3 à 6 mois après la fin de leurs études. De plus, de nombreux anciens apprentis créent leur entreprise ou reprennent une entreprise (500 000 entreprises seront à reprendre dans les 10 prochaines années).

Par ailleurs, les très petites entreprises (<10 salariés, 93% des entreprises françaises) disposent de moyens financiers souvent insuffisants pour employer un apprenti, alors que certaines ont besoin d’apprenti pour un apport momentané de main d’œuvre, pour découvrir des nouveaux talents ou pour valoriser par le tutorat des collaborateurs fiers de transmettre leur savoir-faire.


Réponse proposée :

- Créer un site Internet national dédié à l’apprentissage pour promouvoir l’alternance (CFA/ Entreprise) et les débouchés, avec des liens multiples sur les sites visités par les jeunes.
- Donner envie de suivre la voie de l’apprentissage en mettant en avant les réussites de ceux qui l’ont prise (ex. Aymé Jacquet, Lenôtre, etc.) et présenter les statistiques nationales (campagne de communication dans les écoles, auprès des parents d’élèves, TV…).
- Faire parrainer par le Ministère de l’emploi des émissions de télé-réalité sur l’intégration des jeunes dans l’entreprise au moyen de l’apprentissage (voir par exemple l’émission TV « Oui Chef ! »).
- Organiser un forum annuel des métiers dans tous les collèges avec visite d’entreprise.
- Mettre en œuvre les moyens appropriés pour que le coût de revient des apprentis soit nul pour les TPE.


Modalités de mise en œuvre :

Créer un plan de communication global annuel.
En complément, allègement des charges sociales de la TPE pour couvrir le coût actuel de l’apprenti restant à la charge de la TPE. Envisager la possibilité d’affecter la taxe d’apprentissage perçue non plus uniquement à  l’investissement dans les équipements des écoles de formation mais au soutien des TPE pour l’intégration d’apprentis


Acteurs impliqués :

Ministères de l’emploi, médias, organismes de gestion de la taxe d’apprentissage


Nos valeurs politiques :

Faciliter l’insertion professionnelle des jeunes. Redonner toute leur noblesse à des métiers sous-estimés en raison du dogme du « 80% de bacheliers », alors qu’ils permettent un véritable épanouissement, sont un atout pour notre pays et que de nombreux emplois ne sont pas pourvus.
 
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